Clinique Dentaire Savoie Et Roy

Le journal communautaire de Saint‑Étienne‑de‑Lauzon 

 

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L’HEURE DU DODO CHEZ LES ENFANTS

Récemment, j'ai lu un article sur les petites ruses que peuvent utiliser les enfants pour éviter de dormir et cela m'a fait sourire. Cet article est l' oeuvre de Louis-Simon Ferland et s'intitule «Comment éviter de dormir : guide à l'usage des enfants rusés» et j'aimerais le partager avec vous, parents.

Si vous ne croyez pas que vos enfants peuvent être rusés, alors lisez bien ce texte:

« Nous, les enfants, sommes tous d'accord sur un point: dormir, c'est ennuyant. Question de retarder le plus possible le triste moment du dodo, voici quelques trucs utiles qui ont fait leurs preuves. Attention de ne pas laisser vos parents lire ceci!

L'histoire

En choisissant d'abord la plus longue histoire possible, en posant ensuite plein de questions pendant la lecture et en réclamant aussi de scruter chaque image longtemps avant de tourner la page, on pourra ainsi étirer durant de précieuses minutes la lecture de l'histoire du soir. Évidemment, on fera savoir notre mécontentement haut et fort si le parent essaie de couper les coins ronds en sautant des dialogues.

La lumière

Il peut être utile d'exiger une veilleuse ou de garder la porte de la chambre ouverte. Cette réclamation amènera d'abord une visite des parents, puis, advenant une réponse positive, nous permettra de voir plus clair pendant la période intense de non-sommeil qui suivra.

Le verre d'eau

Une soif subite et irrépressible est assez plausible pour que les parents ne puissent pas la refuser. Vous pourrez prendre votre temps pour savourer le liquide, quitte à en réclamer davantage. Cette seconde demande ne fonctionne que très rarement. Les plus audacieux auront aussi la brillante idée de renverser un peu d'eau sur eux afin de réclamer un changement de pyjama. Le truc du verre d'eau est d'autant plus avantageux qu'il peut être facilement jumelé avec la stratégie du pipi qui suit.

Le pipi

Ce truc classique permet non seulement de sauver un peu de temps, mais aussi de justifier notre agitation des minutes précédentes. Lorsque les parents semblent exaspérés de notre insomnie, il peut être utile de sortir cet argument pour éviter une réprimande. Évidemment, il serait plus sage d'avoir effectivement une petite envie de pipi afin de ne pas avoir l'air fou une fois dans la salle de bain.

La doudou manquante

Le truc nécessite une brève préparation. Assurez-vous, avant le dodo, de ne pas avoir votre doudou ou votre toutou fétiche avec vous. De préférence, cachez-le dans un endroit incongru (dans le panier à linge sale, entre les coussins du divan, sous le lit des parents, etc.) puis, attendez le moment opportun. Quand vous sentez vos parents sur le point d'éclater de ne pas vous voir dormir, sortez le grand jeu et réclamez votre doudou. Infaillible!

La peur

Tous les recoins de votre chambre sont susceptibles d'accueillir un monstre. Une peur subite et injustifiée peut être très utile pour secouer une corde sensible chez les parents. En effet, si ceux-ci ont gardé en mémoire leurs propres frayeurs nocturnes d'enfant, ils vont vous consoler longtemps et tendrement. Un bruit lointain (tonnerre, vent, lave-vaisselle) peut aussi servir d'argument à une peur subite.

Le mal de ventre et ses variantes

Ce truc est assez efficace puisqu'il ne peut pas être mis en doute. Les parents, habituellement stricts sur les heures de dodo, deviennent tous mous lorsqu'ils pensent qu'on a peut-être mal quelque part. Ils seront encore plus attentionnés et inquiets s'ils ont entendu une histoire d'horreur aux nouvelles dans la journée. Pendant qu'ils vous consoleront, ils repenseront à tous les repas et collations du jour en cherchant une explication à votre malaise.

À travers tous ces trucs classiques, laissez libre cours à votre imagination afin d'inventer de nouvelles façons d'éviter le dodo. Les mauvais rêves, le facteur «j'ai chaud/j'ai froid», les demandes de massages ou de berceuses, tout est possible! Et rappelez-vous que chaque minute sauvée du sommeil est une minute de plus pour jouer.

Et vous savez la meilleure? Il paraît qu'une fois rendu grand, dormir sera un de nos plus grands plaisirs... PFr!"

Vous pourrez retrouver ce texte et d'autres tous aussi intéressants pour vous à l'adresse internet :

http://www.petitmonde.com/iDoc/pointDeVue.asp:'id=36848

Bon été à tous !
CPE la Salopette inc.
Michèle Binet Bilodeau,
éducatrice des 4-5 ans

CPE la Salopette

MON EXPÉRIENCE DE PARENT ADMINISTRATEUR

Il y a maintenant plus de quatre ans que mes enfants fréquentent la Salopette. Comme ma plus vieille est maintenant à l’école, il me reste deux enfants au CPE. Cette année, j’ai décidé de m’impliquer dans le conseil d’administration du CPE.

Au départ, je n’avais qu’une vague idée de mon rôle et de son importance, mais plus je participe aux réunions, plus je réalise que ce que je fais dans le conseil d’administration compte pour mes enfants et les vôtres, et aussi à quel point c’est intéressant. Je me rends bien compte, aussi, que comparativement à d’autres CPE et garderies, le personnel de la Salopette est professionnel et surtout centré sur nos enfants. Je vois toutes les exigences gouvernementales de qualité parfois ardues à réaliser, mais qui sont malgré tout, prises en compte par la directrice et cela démontre à quel point les enfants sont au cœur de ses décisions. Je suis aussi impressionnée, comme néophyte, de voir la qualité du programme éducatif qui surpasse mes exigences parentales dans ce domaine. Le conseil d’administration est lui aussi sollicité pour prendre des décisions qui touchent nos enfants. Ce qui guide nos décisions sont les services à nos enfants et leur bien-être.

Je tiens aussi à mentionner que grâce au personnel du CPE et à une saine gestion de la directrice, je suis en mesure chaque matin de quitter pour le travail sans inquiétude en ce qui concerne le bien-être de mes enfants. Ce que j’apprécie par-dessous tout à la Salopette, c’est à quel point je sens que le personnel aime les enfants. Ça me frappe dans chaque sourire, dans chacune des discussions avec les éducatrices et même avec les autres intervenants! C’est même Francine, directrice adjointe, qui m’a rassurée il y a peu de temps alors que mon fils changeait de groupe. Ce n’est pas son mandat, mais on sent qu’elle aussi a à cœur le bonheur et le bien-être des enfants.

D’ailleurs, Émilie adore aller au CPE et elle ne veut pas manquer une journée. Olivier ne parle pas encore, mais je vois bien qu’il aime y aller et qu’il s’y sent bien. C’est assurément très rassurant pour les parents. Quant à Anne-Sophie, ma plus vieille, elle me parle encore de la garderie et elle me dit qu’elle est « hyperchanceuse » parce qu’à son école, au service de garde, elle dîne avec une éducatrice qu’elle a connue au CPE, alors que celle-ci y travaillait. Elle se souvient d’elle et elle en parle à sa sœur. Elle en garde de bons souvenirs.

Bref, la petite enfance passe si vite et les enfants commencent l’école, il me semble, tellement rapidement. Des gens laissent leur marque dans la vie de nos enfants : il est alors important que ce soit des gens de qualité. Puisque nous, les parents, devons travailler, il est primordial que nos enfants soient bien entourés, en sécurité et heureux.

Enfin, je termine en vous expliquant que mon implication pour améliorer la qualité des services à nos enfants est importante, et je suis contente de faire partie de cette équipe qu’est le conseil d’administration de la Salopette. Merci à tous les employés de ce CPE qui offrent un environnement aussi enrichissant à nos enfants.

Nathalie Gobeil, parent administrateur
Conseil d’administration du CPE la Salopette inc.

CPE la Salopette

Une expérience-clé, c’est quoi exactement?

En centre de la petite enfance, une des interventions privilégiées auprès des enfants se nomme l’expérience-clé. Cette forme d’apprentissage est un moment de vie où l’enfant apprend par lui-même et se développe sous différents aspects.

Par le biais de deux exemples, vous allez vite comprendre comment, dans mon groupe de 4-5 ans, j’utilise mon quotidien ou mes activités pour permettre à l’enfant de cheminer par lui-même.

Premier exemple : C’est l’heure de la danse et les enfants et moi-même, nous nous amusons au son d’une musique rythmée. Quelques enfants décident de prendre des rouleaux de papier hygiénique pour égayer leur danse. Certains s’en servent comme un instrument de musique, d’autres les placent sur la tête ou ailleurs sur leur corps tout en conservant l’équilibre de l’objet en question. Un des amis me demande comment faire pour insérer un rouleau dans l’autre. Je lui réponds : « Je ne sais pas, qu’est-ce que tu pourrais faire? » Il me dit : « Peut-être, découper un rouleau comme ceci » (en me le montrant). Il s’installe à une table et se met à la tâche. Il travaille un bon moment et je le vois qui persévère dans son idée. Il est ici important de retenir que cet enfant abandonne généralement facilement quand il ne réussit pas. Nous continuons de danser, mais je l’observe du coin de l’œil. Une amie s’approche et lui propose son aide, ce qu’il accepte. Quelques minutes plus tard, il revient très content de lui, car il a atteint son objectif. Il a tout simplement écrasé un rouleau à une extrémité et l’a inséré dans l’autre rouleau. Cet enfant a ainsi cheminé par lui-même, a essayé divers moyens pour arriver à son but sans être dirigé. Quelle fierté et quelle joie cet enfant m’a montrées ce jour-là! Depuis ce temps, il est beaucoup plus persévérant dans ce qu’il entreprend et son estime de lui est plus forte.

Deuxième exemple : C’est l’heure de la cuisine avec une recette bien définie de 10 ingrédients dans autant de plats distincts sur les tables. Chaque enfant a son contenant et sa cuillère respectifs. Dans un premier temps, nous exécutons la préparation de la recette à la lettre, à l’intérieur d’une activité dirigée. Puis, dans un deuxième temps, chaque enfant choisit les ingrédients et les quantités selon sa volonté : chaque recette devient donc personnalisée. La préparation terminée, on goûte et on commente : « Hum c’est bon », « C’est bon, mais il manque de sucre », « C’est pas assez liquide », « Oh moi! Mon mélange n’est pas très bon… », en faisant la grimace. Je lui demande : « Pourquoi tu ne l’aimes pas ?» De me répondre en baissant la tête : « J’sais pas…peut-être j’ai trop mis de ça, de vanille ». Je lui dis : « Qu’est-ce que tu pourrais faire? »Plein d’espoir, il tente : « J’peux peut-être ajouter de la farine et du sucre ?» J’approuve : « Eh bien! Vas-y, essaie-le ». Très confiant, il ajoute ceci et cela, et de plus en plus, il appréciait son mélange. Sa déception du début a vite fait place à une belle fierté. Si vous aviez vu les yeux de ces enfants, la joie de choisir et de cuisiner eux-mêmes leur mélange. Et quelle belle courtoisie entre eux dans leur attente ou pour passer les plats d’ingrédients. Je sentais un air de liberté, de confiance parmi tous. Ils étaient satisfaits et contents d’eux et de leurs copains.

J’aime beaucoup laisser les enfants s’interroger afin qu’ils trouvent eux-mêmes leur solution, dans la mesure du possible bien sûr.

Je vous ai partagé deux petits moments de vie parmi une multitude d’autres. En accompagnant l’enfant, ce dernier développe sa confiance, ses habiletés, ses connaissances, son estime, sa créativité et j’en passe. Chez vous, à la maison, si vous observez bien votre enfant, vous constaterez qu’il vit des expériences-clé qui le font grandir dans plusieurs situations. Des clés qui l’aideront à ouvrir d’autres portes vers d’autres expériences de plus en plus enrichissantes.

J’ai personnellement la chance de m’épanouir quotidiennement au travers de vos amours et cela apporte une grande chaleur dans mon cœur d’éducatrice.

Sylvie Tousignant, éducatrice des 4-5 ans.

CPE la Salopette

LA FAMILLE DE LA SALOPETTE S’AGRANDIT

En février, après une gestation beaucoup plus longue que la normale, la Salopette a accouché de seize nouvelles places, soit huit dans chacune de nos installations. Notre famille passe donc de 42 à 50 places au 28 rue des Cèdres et de 44 à 52 places au 705 avnenue Albert-Rousseau.

Que d’inquiétudes, d’attentes, de soupirs, d’espoirs ont pavé notre parcours pour enfin en arriver à cette heureuse conclusion. Nous avons dû faire une demande au Ministère au printemps 2006 pour obtenir l’autorisation de développer de nouvelles places. La réponse nous parvient enfin en plein début d’été 2007. La course commence alors : démarches auprès d’un architecte pour des plans et devis pour les modifications des locaux dans chaque bâtisse, suivies de nouvelles autorisations par les architectes du Ministère en tenant compte des délais bureaucratiques habituels. Par la suite, appel d’offres auprès d’entrepreneurs locaux pour les travaux. Ces travaux touchent l’aménagement de la bâtisse dont des armoires, de la plomberie et de l’électricité. Ces locaux doivent être meublés : chaises, tables, modules de rangement colorent la surface. Les enfants doivent s’y sentir chez eux : matelas, literie, jouets, bricolage les attendent. Les équipements de cuisine doivent être revus pour combler les besoins supplémentaires. Au volet ressources humaines, ces ajouts de places permettent de créer deux nouveaux postes permanents et des remplacements additionnels chez notre personnel habituel. Enfin, des parents en attente d’une place depuis longtemps peuvent bénéficier de nos services.

Comme lors d’une grossesse, l’équipe du CPE la Salopette a vécu beaucoup de sentiments mitigés tout au cours de cette période. Maintenant toute l’équipe pousse un soupir de satisfaction à la délivrance du BÉBÉ. Nous n’avons que tendresse pour les nouveaux membres de la famille comme pour ceux qui sont déjà là.

Francine Vallée

L’ATTACHEMENT

L’ATTACHEMENT

« Quand un enfant voit qu'une ou deux personnes lui fournissent une base sécuritaire, il peut explorer le monde en se sentant protégé. »
(L'attachement de l'enfant p.11)

Il y a quelques mois, j'ai assisté à une conférence qui portait comme titre : «S'ATTACHER POUR CONSTRUIRE UN CERVEAU EN SANTÉ ». Je voudrais donc vous partager les grandes lignes de cette rencontre avec madame Céline Poulin.

En premier lieu, quand nous parlons d'attachement, il faut savoir que l'on parle de la confiance. La confiance signifie la sécurité. L’attachement veut aussi dire supporter le temps où l'adulte n'est plus là (moment où il est occupé à autre chose). Donc, l'attachement signifie être plus autonome!

Avec les petits (0-24 mois), l'attachement passe par les soins et non par le jeu. Ainsi, dans les premiers mois de vie, le toucher est très important pour le développement du cerveau et les liens d'attachement. Par exemple, prendre son enfant pour le faire boire au lieu de le faire boire dans son siège.

L'attachement veut aussi dire prendre le temps de donner du temps à l'enfant. Il a besoin d'être reconnu dans ce qu'il fait. En étant là, pour lui, tout simplement, l'enfant sentira cette reconnaissance de la part de son parent. II y a deux principaux temps dans une journée où l'on doit offrir du temps de qualité à l'enfant :

Un moment appelé « JE VEUX FAIRE RIEN AVEC TOI » :

C'est un moment court où je suis totalement là (je ne pense à rien d' autre qu'à l'enfant) et où j'évite d'intervenir (sauf pour une urgence ou autre). Cinq minutes suffisent. L'important c'est d'être là en totale présence, on n'est présent que pour lui. C'est un temps d'arrêt pour l'adulte (on ne pense pas à notre liste d'épicerie) ; on est accueillant, on constate les efforts qu'il fait. C'est le respect de ce qu'est l'enfant.

Ce qu'il va apprendre? À être plus indépendant.

Un autre moment appelé « MOMENTS DE SOINS » :

Ici, on redonne de la valeur aux routines. C'est le moment du tête-à-tête avec l'adulte. L'adulte est ici aussi en totale présence avec l'enfant.

Ce qu'il va apprendre? L'organisation de ses sensations. L'enfant apprend aussi à s'occuper de lui. Par exemple, quand il est sur la table à langer, on doit l'impliquer dans le changement de couche, il faut qu'il nous aide. On doit lui expliquer qu'on a besoin de lui.

Après ces deux moments, on laisse l'enfant jouer par lui-même. Le fait d'être présent pour lui est suffisant. L'aspect cognitif du jeune enfant ne se développe pas par la stimulation mais par les soins qu'on lui apporte. Donc, il faut faire attention à la surstimulation. Pas trop de jouets. Si l'enfant redemande toujours le même jeu, il faut respecter son intérêt!

En tant qu'éducateurs et éducatrices, il est aussi bon de se rappeler que le parent reste le premier intervenant et que notre rôle est de le représenter. Nous sommes l'adulte de référence. Donc, dans ce sens, il est important de donner la place aux parents. Comment pouvons-nous faire? En rendant prévisibles les moments de vie au CPE. Demandez aux parents comment ça se passe à la maison et tentez de reproduire sensiblement la même chose au CPE (dans la mesure du possible bien sûr). De cette manière, l'enfant aura un rappel de ce que font ses parents et se sentira en sécurité... parce que c'est « comme papa et maman le font ». C'est rassurant! Il doit y avoir une adaptation graduelle de l'enfant à son CPE, son éducatrice.

Bien sûr, ceci n'est qu'un bref résumé de la conférence. Mais que vous soyez parents ou éducateurs, ce que madame Poulin voulait que l'on retienne avant tout était de RALENTIR. Évitez d'intervenir à tout moment pour stimuler les enfants. Avant d’intervenir auprès d’eux, prenez trois grandes respirations. Le simple fait d'attendre avant d'intervenir augmente le niveau d'engagement de l'enfant. Il essaie de faire plus de choses par lui-même... et devient plus autonome!!!

Geneviève Lambert, éducatrice